Conférences réservées à nos Gouverneur.e.s
Chaque année, nos Gouverneur.es bénéficient d'heures de conférences offertes, dispensées par des lauréats du Concours juridique, des Gouverneurs ou des chercheurs subventionnés par la Fondation.
Me Charles Tremblay Potvin
Professeur adjoint
Faculté de droit – Université Laval

Me Ugo Gilbert Tremblay
Chercheur postdoctoral
Faculté de droit – Université McGill
Entre science et politique : quel sens pour le concept juridique de discrimination systémique ?
Bénéficiaires du Programme de subventions 2020-2021
Jeudi 8 décembre à 10h 30 – 90 minutes, en français
Cet article part du constat que le débat sur la discrimination systémique a pris la forme d’un dialogue de sourds ces dernières années au Québec. Alors que certains reprennent cette notion avec enthousiasme et n’hésitent pas à lui prêter une portée descriptive très extensive, d’autres la rejettent et refusent jusqu’à l’existence même du phénomène qu’elle cherche à nommer. Dans le but de jeter les bases d’un dialogue plus serein sur la question, cet article se livre à un effort de clarification conceptuelle. Pour ce faire, les auteurs tâchent d’abord de distinguer trois approches différentes susceptibles d’éclairer cette notion : l’approche scientifique, l’approche militante et l’approche juridique. Privilégiant l’approche juridique, ils s’attardent ensuite à dégager la définition de la notion de discrimination systémique en droit canadien, en veillant à circonscrire la nature des normes qui s’y rattachent. En identifiant un sens précis qui bénéficie déjà d’une reconnaissance officialisée par le droit, les auteurs soutiennent qu’il sera plus facile de cibler les voies par lesquelles la discussion à son sujet peut toujours avoir lieu.
Une attestation de participation d’une durée de 90 minutes vous sera délivrée suite à la formation.
Biographie des conférenciers
Titulaire d’un doctorat en droit (Université de Montréal) et en philosophie (Université de Genève), Ugo Gilbert Tremblay est actuellement chercheur postdoctoral à la Faculté de droit de l’Université McGill et chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Sa thèse de doctorat, qui portait sur l’impact potentiel des neurosciences sur le concept de responsabilité criminelle, a remporté en 2022 le prix Thémis de la meilleure thèse québécoise en droit ainsi que le prix de la meilleure thèse au Canada dans la catégorie « Art, sciences humaines et sciences sociales » (Prix de la thèse avec distinction ProQuest de l’Association canadienne pour les études supérieures).

Me Jérémie Torres-Ceyte
Professeur
Faculté de droit – l’Université de Montréal
CONTRATS ET DROITS FONDAMENTAUX : LE FEU, LES CENDRES ET LA BRAISE
Lauréat du concours juridique 2022 – Mention honorable dans la catégorie nouvel auteur
Jeudi 8 décembre à 9h – 75 minutes, en français
La rencontre entre les contrats et les droits fondamentaux se situe au centre de très nombreux débats juridiques contemporains : qu’il s’agisse notamment de la place du fait religieux dans la société, de la protection du corps humain, ou encore du respect de la dignité de la personne. Alors que l’exigence de respect des droits fondamentaux dans les contrats progresse, la nécessité corrélative de permettre leur inscription sociale s’affirme. L’auteur présentera les axes saillants de la recherche qu’il a menée sur le sujet autour des grands mouvements qui l’anime en droit contemporain.
Une attestation de participation d’une durée de 75 minutes vous sera délivrée suite à la formation.
Biographie du conférencier
Jérémie Torres-Ceyte, avocat, est professeur à la faculté de droit de l’Université de Montréal. Il enseigne le droit des obligations. Les recherches de monsieur Torres-Ceyte sont axées principalement sur le droit des obligations, et notamment ses rapports avec les droits fondamentaux.

Professeur
Faculté de droit – Université de Montréal
Le droit international privé québécois face au tourisme procréatif : Réalités sociales et volontarisme législatif
Bénéficiaire du Programme de subvention 2017-2018
Jeudi 8 décembre à 13h – 90 minutes, en français
La gestation pour autrui transnationale a connu sans doute un essor considérable ces dernières décennies. Le Québec n’échappe pas à ce phénomène, aussi dénommé « tourisme procréatif ». La prohibition des conventions de mères porteuses a eu pour corollaire de pousser un certain nombre de couples en mal d’enfant à recourir à cette pratique à l’étranger, en Californie, en Inde et au Thaïlande, où la loi locale l’autorise. Après une période de valse-hésitation, la jurisprudence s’est montrée de plus en plus libérale en admettant de régulariser a posteriori la situation de l’enfant par le biais de l’adoption interne. Bien que louable, une telle solution ouvre largement la porte au tourisme procréatif. Des voix se sont levées pour dénoncer l’exploitation des femmes étrangères de condition modeste, demandant l’intervention du législateur. Le Projet de loi n°2 entend mettre fin à l’illicéité des conventions GPA et comporte quelques solutions relativement au recours à cette pratique hors du Québec.
Dans la présente communication, le conférencier dressera un portrait de l’état actuel de la jurisprudence et des orientations poursuivies par le législateur en la matière. Il mettra l’accent sur la dimension internationale du problème qui exige un traitement particulier en vue de garantir la coordination internationale des solutions et la lutte contre les dérives des procréations délocalisées.
Une attestation de participation d’une durée de 90 minutes vous sera délivrée suite à la formation.
Biographie du conférencier
Comparatiste de formation, ses travaux les plus récents se sont orientés vers l’étude des phénomènes liés au pluralisme juridique et aux conflits de lois en tant que conflits des cultures. Les questions ayant trait à l’internormativité et à la circulation des modèles juridiques font aussi partie de son champ d’expertise. Il est l’auteur de nombreux textes publiés, aussi bien en langues arabe, française et anglaise, dans le domaine du droit civil et du droit international privé.

Professeure
Faculté de droit – Université Laval
Accompagner sans « étiqueter » : réforme des mesures de protection des majeurs inaptes ou en situation de vulnérabilité
Lauréate du concours juridique 2022 – Prix Ouvrage collectif
Vendredi 9 décembre à 9h – 75 minutes, en français
Dans le texte « Vers une protection juridique plus inclusive des personnes majeures en situation de vulnérabilité » publié dans l’ouvrage Droit des aînés, la professeure Morin s’intéresse à la protection juridique des personnes majeures eu égard aux questions relatives à leur aptitude, leur capacité et leur vulnérabilité. Elle présente quelques difficultés qui résultent du « flou » qui entoure ces différents concepts lorsqu’il est question des droits des personnes, notamment de certaines personnes âgées ou handicapées. Elle s’interroge sur la nécessité de poser une « étiquette » de personne inapte ou incapable pour protéger une personne.
À compter du 1er novembre 2022, la Loi modifiant le Code civil, le Code de procédure civile, la Loi sur le curateur public et diverses dispositions en matière de protection des personnes (Projet de loi 18) sera en vigueur. Cette loi s’inscrit dans un mouvement international qui vise à répondre aux objectifs de la Convention relative aux droits des personnes handicapées qui aspire à mieux accompagner les personnes majeures, sans les déclarer juridiquement « incapable » pour autant. La professeure Morin discute des changements apportés par cette loi lorsqu’il s’agit d’accompagner et de protéger une personne majeure qui a une difficulté.
Une attestation de participation d’une durée de 75 minutes vous sera délivrée suite à la formation.
Biographie de la conférencière
Me Morin enseigne le droit civil, notamment le droit des personnes physiques, de la famille et des successions à la faculté de droit de l’Université Laval. Elle enseigne aussi régulièrement à l’Université du notariat mondial Jean-Paul Decorps. Elle a été la récipiendaire du Maillet du corps professoral de la pédagogie en 2014 et en 2015 et du Maillet du corps professoral de l’implication en 2022. Elle a reçu le prix Option consommateurs 2020 pour son apport à la protection des droits des consommateurs aînés et une Médaille d’honneur de la Chambre des notaires du Québec en 2012 pour sa contribution en matière d’enseignement et de publication.

Professeur
Faculté de droit – Université d’Ottawa (Section de common law)
Le secret ministériel : théorie et pratique
Concours juridique 2021 – Mention honorable : monographie
Vendredi 9 décembre à 13h – 90 minutes, en français
Le secret ministériel : théorie et pratique | Presses de l’Université Laval (pulaval.com)
Le secret ministériel réfère à l’ensemble des règles de nature politique et juridique qui protègent la confidentialité du processus décisionnel collectif au plus haut niveau du pouvoir exécutif de l’État, c’est-à-dire le Conseil des ministres ou le Cabinet. Dans le contexte contemporain où la transparence et la responsabilité gouvernementales sont des valeurs fondamentales, la légitimité du secret ministériel est de plus en plus controversée.
Ce premier ouvrage compréhensif sur la question vise à défendre le secret ministériel en démontrant qu’il s’agit d’une doctrine essentielle au bon fonctionnement du système de gouvernement responsable. Néanmoins, il critique le caractère excessif des dispositions législatives qui protègent le secret ministériel à l’ordre fédéral au Canada au motif qu’elles violent le principe de la primauté du droit. Sur la base d’une analyse comparée des règles applicables à l’ordre provincial au Canada ainsi qu’au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il propose des réformes qui permettraient d’atteindre un meilleur équilibre entre la confidentialité et la transparence gouvernementales.
Récipiendaire du second prix du Prix Walter Owen 2020
En quelques mots
« Fruit de recherches approfondies et rédigé avec grand soin, ce livre est important pour toute personne s’intéressant au bon fonctionnement de notre démocratie parlementaire. Il explore la tension inhérente entre la transparence gouvernementale et la nécessité de préserver la confidentialité des travaux du Cabinet. Il vise à atteindre un équilibre délicat entre ces deux exigences contradictoires. À cette fin, le professeur Campagnolo met de l’avant des propositions novatrices et provocantes, qui devraient susciter un vif intérêt chez quiconque se soucie de l’état de notre démocratie. À titre d’ancien greffier du Conseil privé et de gardien des renseignements confidentiels du Cabinet, je me réjouis de la publication d’un ouvrage qui explore de manière aussi complète et rigoureuse les tenants et aboutissants de la doctrine du secret ministériel dans un contexte contemporain. »
– Mel Cappe, professeur, Munk School of Global Affairs and Public Policy, Université de Toronto
Une attestation de participation d’une durée de 90 minutes vous sera délivrée suite à la formation.
Biographie du conférencier
Yan Campagnolo est professeur à la Section de common law de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Il détient un doctorat en droit constitutionnel de l’Université de Toronto, une maîtrise en droit international public de l’Université de Cambridge ainsi que des diplômes en droit civil et en common law de l’Université d’Ottawa. Il a travaillé comme auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada et comme avocat au Bureau du Conseil privé. Ses recherches portent sur le droit constitutionnel, le droit administratif et la théorie politique et juridique.
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